Vestiges de grands royaumes.
Avec plus d'un million d'habitants, Mandalay est la deuxième plus grande ville de Birmanie.
Elle fût la dernière capitale royale ( 1860 - 1885 ).
Le palais royal de Mandalay a été construit en 1857 par le roi Mindon. Il voulait accomplir une prophétie en fondant une métropole du bouddhisme pour le 2400ème anniversaire de cette religion. Le parc est immense, les remparts mesurent 2 km de long et les douves l'entourant font 60 m de large et 4,5 m de profondeur.
Entièrement détruit par des incendies successifs et les bombardements des anglais, le palais que nous visitons aujourd'hui est une réplique en bois également. Certes moins finement travaillé qu'à l'époque, cette réplique permet tout de même d'avoir un bon aperçu de sa grandeur.
Le parc est actuellement une base militaire, interdite aux visiteurs.
Le magnifique monastère, Shwe Nandaw, en bois était la demeure du père du roi Mindon. Lors de son décès, le roi a fait déplacer le temple hors de la cité royale pour ne plus l'avoir quotidiennement sous les yeux.
Nous pouvons l'admirer aujourd'hui car il a ainsi échappé aux flammes et aux obus !
Ce monastère à la structure de teck sculpté et ciselé est caractéristique de l'architecture birmane du 19ème siècle, avec ces quatre niveaux de toitures séparés. La finesse des sculptures des Nats (esprits vénérant l'image du bouddha ) est incroyable.
Sandamuni Paya, le plus grand livre ouvert du monde !
729 stèles de marbre protégées par des petits stupas blancs forment les écrits du Tripikata, ensemble des textes fondateurs des courants bouddhistes Theravâda.
729 stèles de marbre protégées par des petits stupas blancs forment les écrits du Tripikata, ensemble des textes fondateurs des courants bouddhistes Theravâda.
Les familles profitent de cette période pour les envoyer au monastère, pour la cérémonie du Shin Pyu, qui fait passer les jeunes âgés de 5 à 15 ans du statut de laïcs à celui de moines novices.
Au cours de leur vie, l'engagement monastique de chacun est libre en durée.
C'est l'occasion de fêtes familiales très colorées !
Les statues de bronze (à gauche) présentes dans ce temple sont les seuls vestiges au monde des décorations d'Angkor Wat. Elles ont été rapportées par les armées du prince Thado Minsaw, du royaume d'Arakan comme trésor de guerre en 1784. D'abord abritées à Amarapura, elles ont suivi le déplacement de la capitale à Mandalay en 1860. Elles sont admirées car elles auraient un pouvoir de guérison.
Les fidèles collent tant de feuilles d'or sur le Bouddha (à droite) qu'on dirait qu'il a des boursouflures !
D'autres anciennes capitales royales se trouvent aux environs de Mandalay, l'occasion de belles visites dans la campagne.
Des champs d'arachides sur la route.
Sur le site d'Inwa, capitale pendant 4 siècles, nous nous sommes déplacés en calèche ( "enfin ! depuis le temps qu'on en avait envie !!!" dirent les garçons !!!! )
Le monastère de Bagaya Kyaung, fait office d'école, pour les élèves des villages alentours, éloignés de tout.
Le monastère Maha Aungmye Bonzan de briques et de stuc a été contruit à partir de 1822.
Le pont d'U Bein's, vieux de 200 ans, est le plus long pont en teck au monde. Il permettait de rejoindre la cité d'Amarapura, la "cité des immortels" qui fut capitale pour une courte période.
La visite de Mandalay n'est complète que par une soirée chez les "Moustache Brothers" et leurs rires de résistance :
La petite maison des "Moustache Brothers" leur sert de salle de spectacle.
Voilà plus de vingt ans, qu'en pleine dictature, leur franc parler vient ébranler tous les tabous de la société birmane. Pas vraiment du goût des militaires, ces comédiens ont été à maintes reprises condamnés aux travaux forcés et à l'emprisonnement.
Malgré le décès de leur leader , ces comédiens-résistants, et leur famille, continuent à défier la junte militaire au pouvoir sur des sujets brulants (oppression militaires, massacres tribaux, trafics d'armes et d'opium...) mais ils ont uniquement le droit de jouer à leur domicile et uniquement devant des touristes ... et des espions !
Les bénéfices des spectacles servent à nourrir et soigner les prisonniers politiques.
Un autre signe de rebellion !!!
Désolée de ma question tout à fait futile et presque intéressée: est-ce qu'il s'agit de bien de cornets de glace colorés? (sur la photo avec la vendeuse au T-shirt bleu)
RépondreSupprimerMaintenant une question délicate: dans quel catégorie entrez-vous? Espions ou touristes?
Bises. Marie T
Oui, ce sont bien des cornets de glace ! Ca donne envie !?!?
RépondreSupprimerNous restons dans la catégorie touriste, nous ne voulons pas finir en tôle !!